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Prix Etudiants LCDLA 2013

C’est un peu noël avant l’heure, mon projet de fin d’études est lauréat du Prix Etudiants 2013 du Courrier de l’Architecte ! Question réponse avec Jean-Philippe Hugron, journaliste au courrier de l’architecte et membre du jury. A lire également sur le site du CDLA

Dystopie, l’architecture en négatif ?

«L’architecture n’a pas forcément un but positif», confie Pierre-Antoine Marraud, auteur du projet de diplôme ‘Proposition pour une architecture dystopique’, lauréat du Prix Etudiants 2013 du Courrier de l’Architecte. Par dystopie, entendre contre-utopie. Entretien avec un jeune architecte des plus lucides.

Contexte

«Voilà un projet drôle et intelligent. J’aime la provocation quand elle est pensée. Il a véritablement compris que l’architecture peut faire mal», retient Bernard Desmoulin, président du jury*.
Face à la lucidité du parti de Pierre-Antoine Marraud, diplômé de l’Ecole Spéciale d’Architecture, le jury dans son ensemble félicite une approche loin de toute «naïveté» entre «paradis perdu» et «Monopoly».
Et pour cause, son auteur pose «la question du spectacle dans sa propension à manipuler la population». L’heure est au geste et à la séduction et Pierre-Antoine Marraud propose une architecture amenant à la «régression du visiteur» passant, de fait, «de l’état de spectateur passif à celui d’acteur de sa propre survie».
Le propos fait mouche. Seule ombre au tableau, un manque, peut-être, de subtilité. «Quand tu es étudiant, tu n’es pas subtil», répond Stéphane Maupin.
Le projet remporte à l’unanimité du jury le prix Etudiants 2013 du Courrier de l’Architecte.
JPhH

Le Courrier de l’Architecte : Dystopie, pourquoi un tel sujet ?

Pierre-Antoine Marraud : Ce diplôme s’inscrit en continuité de mon mémoire sur la littérature dystopique, apocalyptique, dans la lignée de George Orwell et du roman d’anticipation. Il s’agissait pour moi de trouver le lien avec l’architecture ; voilà qui n’était, a priori, pas évident. Pour ce faire, je me suis inspiré des travaux des radicaux italiens des années 60 comme Superstudio ou Archizoom et de tous ces mouvements un peu réac’.

La dimension dystopique implique par nature une architecture critique. Elle porte en elle la dénonciation de la société moderne. Pour nous tous, l’architecture est une notion positive ; or, l’architecture n’a pas forcément un but positif, du moins, pas tous les jours. J’avais donc somme toute envie d’une approche différente du diplôme d’architecture.

Qu’est-ce à dire ?

Un diplôme peut être classique ou bien se démarquer du moins dans le fond et non dans la forme. Mon sujet est plutôt en opposition avec l’école qui aborde bien souvent, avec ses étudiants, le thème de l’utopie.

Ce travail était à mes yeux une façon d’explorer un courant peu étudié dans les diplômes de l’Ecole Spéciale. Je voulais, encore une fois, conserver un rapport avec les lieux dystopiques que j’avais abordés dans mon mémoire. Aussi, j’ai souhaité faire pour mon diplôme une sorte de roman. J’ai gardé une trame littéraire. Mon projet raconte avant tout une histoire.

Une étude littéraire en architecture ?

Le mémoire, avant le projet de diplôme, est toujours lié à l’architecture mais ouvert sur d’autres sujets. L’architecture n’est donc pas l’unique objet du mémoire. L’important est d’en extraire in fine un projet. Il n’y avait, pour ma part, aucune évidence à cela.

Comment donc passer du livre à l’architecture ?

L’anti-utopie dans la trame littéraire commence toujours par une utopie qui devient de plus en plus sombre, elle est souvent un projet utopique en apparence joyeuse. Elle est, en fait, une architecture négative.

Le sujet ne m’a aucunement été imposé. Je l’ai trouvé par hasard en étant marqué par mes lectures d’alors. Je notais des correspondances dans la structure de chaque livre. Je pouvais moi-même établir une réglementation de la ville dystopique. Je pouvais donc basculer sur un projet.

Comment a réagi l’école face à un sujet a priori aussi éloigné de toute architecture opérationnelle ?

Au début, il y a eu comme un tâtonnement. L’école est toutefois ouverte à ce genre d’expérience. Rien n’était de l’ordre de l’inimaginable. C’était aussi pour moi une occasion de pousser plus loin une architecture plus intellectuelle qu’opérationnelle. La vie professionnelle offre moins de temps pour ce genre de réflexion. Pour note, mon jury était composé notamment de Djamel Klouche, de Reza Azard et de Cédric Lieber.

Outre la littérature, quelles ont été vos références ?

Les références sont assez peu nombreuses. Superstudio compte parmi les rares à avoir parlé de dystopie dans le monde de l’architecture. N’oublions pas que Rem Koolhaas a lui aussi été fortement influencé par les radicaux italiens.

Qu’en est-il de votre parti graphique ?

Le graphisme fait justement référence aux radicaux italiens. Les lignes sont simples et épurées. Il relève également des images de la littérature dystopique. Si l’on regarde le travail en plan, le graphisme est d’abord riche et coloré puis s’épure petit à petit. Je voulais me rapprocher des dessins de Gian Piero Frassinelli de Superstudio.

J’avais notamment en tête un projet bien spécifique de Superstudio, ‘les douze villes idéales’ qui mélangeaient textes dystopiques et perspectives de villes idéales. J’en ai fait une lecture assez tardive mais je peux affirmer qu’elle a particulièrement influencé mes images.

Le graphisme a-t-il une importance tout particulière à vos yeux ?

L’importance de la représentation graphique tient à l’ouverture des champs de l’architecture à des domaines plus larges. Il s’agissait pour moi de faire rentrer des logiques de représentation plus libre. Cette approche graphique diverge de ce que j’avais fait auparavant.

Ce projet relève-t-il d’une quelconque stratégie professionnelle ?

Ce projet est difficilement ‘marchandable’. Il est moins attractif qu’une tour de logement par exemple. Il n’y a aussi dans mon choix aucune stratégie. J’ai fait par ailleurs tout au long de mes études d’autres projets et j’ai donc, dans mon book, d’autres références. La recherche d’un projet opérationnel n’a donc pas guidé mon choix.

Avez-vous eu assez de temps pour réaliser votre diplôme ?

J’ai eu largement le temps de faire mon mémoire. Au regard de l’architecture radicale, l’important est la quantité plus que la qualité. J’ai aussi fait énormément de dessins. Quatre mois pour y travailler était déjà pas mal. Alors oui, il y a eu des charrettes mais c’est la loi du métier que de travailler dans l’urgence, non ?

Que faites-vous aujourd’hui ?

Je travaille aujourd’hui en agence. Je suis en formation HMO. J’ai fait trois mois à Paris puis je suis rentré dans ma région natale, à Agen, dans le Lot-et-Garonne.

Que pensez-vous de la HMO ?

Concernant la HMO, je dois bien admettre que mon diplôme n’était pas des plus attractifs sur le marché du travail. Ce n’est pas, a priori, un projet rassurant pour un employeur. Le marché du travail n’est, en fin de compte, pas si ouvert à Paris et j’ai vite déchanté quand mon envie première était de travailler dans une agence qui s’accorde à faire un peu de recherche. Aujourd’hui, les architectes veulent être, avant tout, rassurés sur la compétence et l’efficacité.

Il faut, à mon sens, envisager la HMO comme une formation en plus. Selon moi, on ne peut prétendre être architecte qu’à la fin de sa vie. Toutefois, la situation en HMO est complexe de par le vide juridique qui existe. Une HMO coûte à l’employeur du temps et de l’argent. In fine, le dispositif n’est pas très attractif.

Propos recueillis par Jean-Philippe Hugron

* Le jury, réuni le 14 novembre 2013, était composé de : Bernard Desmoulin, architecte / Stéphane Maupin, architecte / Laetitia Antonini, architecte (Antonini + Darmon) / Cécile Septet, photographe d’architecture / Andrew Burgess, représentant en France de RadeSoftware / Jean-Philippe Hugron, journaliste / Caterina Grosso, journalist

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Architecture, Uncategorized

Container Vacation House

Conçu en compagnie de Victoria Migliore et François-Mayeul Marraud, le projet Container Vacation House est le résultat d’un concours lancé par le site [AC-CA] concernant le conception d’une maison secondaire à partir de containers sur le site de Bondi Beach à proximité de Sidney.

Plan RDC
Plan R+1
Plan R+1
PLAN RDC-SI
Axonométrie éclatée
Axonométrie

 

Perspective extérieure, Vue Nord

 

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Perspective cuisine, salle à manger

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Perspective Master bedroom

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Perspective common space, R+1

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Recherche mise en situation professionnelle

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Je suis à la recherche d’un stage HMO d’une durée minimum de 4 mois en région parisienne. Si mon profil vous intéresse n’hésitez pas à me contacter !

CV

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Architecture

Camelot Research and Visitors Center

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Perspective extérieure/ Sud-Est

 

Au cours de l’année 2013 j’ai participé au concours CRVC (Camelot Research and Visitors Center) organisé par Archimedium. Il s’agit d’un concours ouvert aux étudiants et jeunes diplômés ayant pour sujet la création d’un musée et d’un espace de recherche dédiés à la légende du roi Arthur et du château de Camelot. Sur d’anciennes ruines situées à proximité du village de South-Cadbury (Angleterre) et datées de VI siècles, l’emplacement présumé du château de Camelot, il nous était demandé de créer un espace muséal de 1500m ² et un espace de recherche de 650m ². Mon approche à consisté en une réinterprétation d’éléments architecturaux issus de l’architecture médiévale (système structurel, matériaux de construction, lumière…) afin d’inciter le visiteur à s’immerger dans l’histoire. L’imbrication de volumes de hauteurs et surfaces variables a engendrer une compression et dilatation des espaces offrant tout à tour intimité ou grandeur aux diverses secteurs du musée. L’inertie engendré par l’épaisseur des murs de pierre permet également de retrouver l’idée de forteresse tout en offrant des cadrages forts en relation avec le contenu muséologique (opposition, comparaison, mise en abyme). Situé sur un plateau, le CRVC n’indique sa présence qu’à travers les reflet du soleil sur les écailles métalliques qui recouvrent une partie du bâtiment.

bibliothèque si bis

Perspective intérieure/ Bibliothèque

grande salle SI

Perspective intérieure/ Grande salle du musée de la légende

coupe

plan

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Architecture

Projet de fin d’études

Anti-Icône 2Ce projet de fin d’études a été consacré à une réflexion sur l’architecture dystopique. Suite à un mémoire dédié à l’analyse des différentes sociétés dystopiques en littérature (1984, Le meilleur des mondes, Les voyages de Gulliver, Nous autres…) et une analyse approfondie du travail des radicaux italiens (SuperStudio, Archizoom…) le projet s’est orienté vers une problématique plus spécifique : l’architecture du spectacle. Inscrit dans le site des Halles à Paris, ce projet prend la forme d’un incubateur visant à la reprogrammation du spectateur en Néo-primitif : la dé-civilisation. La société du spectacle, forme ultime de la société contemporaine selon Guy Debord, est ici l’outil de sa propre disparition. Les diverses sous-thématiques abordées à travers le macro thème du spectacle se superposent comme autant de parcs à thèmes de manière à instaurer progressivement une régression du visiteur de l’état de spectateur passif à celui d’acteur de sa propre survie. Le dispositif architectural et technique connait une évolution inverse, très complexe et technique au sommet de l’incubateur, il va peu à peu se simplifier jusqu’à disparaître au profit d’une simple structure. Le niveau inférieur de la structure, espace à expansion illimitée, est l’étape ultime de cette dé-civilisation où l’homme est redevenu animal. Le spectacle comme quintessence de l’évolution humaine devient alors un outil de régression.
coupe PFE

Coupe urbaine /
plan masse 2

Plan Masse /
Les Halles, Paris

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Le Synthétiseur de Voyage

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Le Romantique Standard /

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Hotel Panoramic /
Niveau 0

Présentation1

Hotel Panoramic /
Niveau -1

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Cinéma Sentant /

Coupe

Monopoly /

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Shop Center /
Niveau 0

Présentation1

Shop Center /
Niveau -1

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Shop Center /
Niveau -2

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Shop Center /
Niveau -3

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Le Standard Hotel /

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Fish & Skin /

Coupe

Exotique Standard /

Coupe

Community Hotel /

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L’As Vegas /

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Erotique Standard /

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Firecamp Hotel /

Coupe

Thanatos /

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Anti-Icône Hotel /
Univers illimité

Pérégrinations du visiteur dans le Hub…

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Présentation1

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Architecture

Micro Landscape

La thématique de cet atelier consistait en la création d’un “common space”  dans les thermes de Caracalla, monument historique situé en plein cœur de Rome. À travers les différentes analyses que nous avons effectuées il nous est apparu que ces espaces publics n’étaient pas générés par l’architecture, mais plutôt par le comportement humain. Nous avons donc décidé de nous affranchir du langage architectural pour développer un concept de Micro landscape , un paysage synthétique générer par des éléments naturels déjà présents sur le site. Cette zone du centre de Rome contraste fortement avec le reste de la ville par ça faible densité urbaine. Nous avons effectué une redensification topographique et programmatique de cette zone. Cette nouvelle topographie intègre un programme favorisant la synergie physique et intellectuel des citoyens romains. Un répertoire confronte les différentes topographies et les usages qui en découlent (espaces de travail, forum, espace de jeu, espace de lecture…). Sans se prétendre naturel cet espace conjugue programmation architectural nodale et topographie extraite de la nature. Le lien social ne se confronte à aucun obstacle insurmontable, à aucune barrière, il se tisse en harmonie avec le site de Caracalla et la nouvelle végétation qui y a été implantée. Les ruines servent de point d’horizon, elles sont le passé et l’avenir d’un paysage en mutation permanente.

 

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